Égalité des chances

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Jean-Yves Bouton

IA-IPR de Lettres

Maîtrise de la langue et Prévention de l'illettrisme

mdlpi@ac-montpellier.fr

jean-yves.bouton@ac-montpellier.fr

Marie Ferté

Enseignante

Chargée de mission Maîtrise de la langue et Prévention de l'illettrisme

marie.ferte@ac-montpellier.fr

Pour aller plus loin

Dans les autres académies :

Maîtrise de la langue

Prévention de l'illettrisme

Maîtrise de la langue et prévention de l'illettrisme

Le dossier "Maîtrise de la langue et prévention de l'illettrisme" s'inscrit dans le cadre de la politique nationale et du projet de l'académie de Montpellier.

La politique nationale sur la maitrise de la langue

Consultez le site du ministère sur la maîtrise de la langue et la prévention de l'illettrisme

Projet de l'académie de Montpellier 2015-2018

Objectif 1 : la réussite des élèves : des conditions d'apprentissage favorables à la mise en activité

Axe de progrès 1.3, Apprendre : Vie des écoles, des EPLE et climat scolaire : « Impliquer toute l'équipe éducative pour améliorer la maîtrise de la langue française et des codes usuels de la communication entre jeunes et adultes »

Objectif 2 : une insertion professionnelle réussie : un parcours de formation personnalisé et ouvert sur le monde économique

Axe de progrès 2.2, Persévérance scolaire, prévention et lutte contre le décrochage : « Former les équipes éducatives au repérage des signes annonciateurs du décrochage scolaire et aux gestes professionnels favorisant la persévérance scolaire.

Téléchargez le projet d'académie

Politique académique sur la MDLPI

Maîtrise de la langue, maîtrise des langages et littératie

La maîtrise de la langue est à la fois une finalité et un moyen.

Une finalité, parce qu'elle définit un établissement de savoirs et de savoir-faire langagiers qui garantissent l'intégration des jeunes dans une société profondément ancrée dans l'écrit. Pour cela, il est nécessaire d'acquérir un niveau de maîtrise satisfaisant aux règles et aux normes de la langue française, qui régissent non seulement l'écrit de tous les jours, mais qui s'avèrent également indispensables dans n'importe quel champ social et professionnel. Cet ensemble de compétences comprend plusieurs dimensions complémentaires : l'écriture, la lecture et la compréhension de l'écrit, les différents formes et genres de l'oral : échanger, présenter, discourir qui sont les modalités les plus courantes dans lesquelles se déploie la maîtrise in vivo de la langue. Ces compétences font l'objet d'un apprentissage quotidien du français comme langue d'apprentissage commune à tous.

Un moyen, parce que la maîtrise de la langue se construit parallèlement à la langue d'apprentissage, dans des champs disciplinaires distincts, qui s'appuient sur des concepts propres qui sont pensés et définis par le langage. Ainsi, la maîtrise d'un lexique actif est nécessaire aux élèves pour évoluer sereinement à travers les "forêts de symboles" scientifiques et de concepts disciplinaires auxquels ils sont confrontés chaque jour : or, comme l'écrivait Boileau

Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement
Et les mots pour le dire arrivent aisément.

Bien que l'auteur de l'Art poétique semble suggérer que la pensée précède le langage, il évoque bien le lien très étroit qui relie le monde des mots et celui des concepts qui n'existent pas en dehors des mots. Ainsi, il semble impossible de séparer maîtrise de la langue d'apprentissage et maîtrise des différents langages des disciplines, eux-mêmes définis par le socle commun de compétences, de connaissances et de culture, tels que les définit le domaine 1. Ils ne sont par conséquent pas l'apanage des seuls professeurs de lettres, mais l'affaire de tous.
Or, pour donner sens à cet apprentissage, il convient de l'envisager dans la perspective d'un rapport au monde qui dépasse l'univers de la classe : sous toutes ses formes, le monde de l'écrit doit envahir l'école, s'introduire dans toutes les salles de classe, se glisser dans les couloirs, se répandre dans la cour de récréation et dans tous les lieux de passage des écoles et des établissements, au lieu de seulement rester cantonné au CDI et aux classes de français ou aux salles de classe des écoles..
Olivier Dezzuter (1) propose ainsi d'étendre le domaine du savoir lire-écrire à plusieurs domaines :

  • à la durée de l'apprentissage, tout au long de la vie ;
  • aux objets d'apprentissage, à toutes les disciplines et aux autres langues ;
  • aux contextes et aux environnements d'apprentissage (la classe, la maison, le quartier, la ville...) ;
  • aux acteurs de l'apprentissage , au milieu scolaire et extrascolaire.

Cette manière d'envisager la maîtrise de la langue dans un continuum enveloppant différents contextes scolaires et quotidiens est désignée par le terme "littératie", qui se caractérise par l' «aptitude à comprendre et à utiliser l'information écrite dans la vie courante, à la maison, au travail et dans la collectivité, en vue d'atteindre des buts personnels et d'étendre ses connaissances et ses capacités » (OCDE, 2000), ou que Jaffré (2004) définit comme la « capacité à lire et à écrire dans des contextes divers », qui « s'avère un outil essentiel à l'épanouissement des individus, leur permettant ainsi de participer activement à la société démocratique » (Blain, 2015). Cette perspective pluridisciplinaire a le mérite d'élargir le champ de travail aux lycées, qu'ils soient professionnels ou généraux et technologiques, où l'on fait généralement le constat de carences et de difficultés chez les lycéens, sans forcément trouver de situations d'apprentissage adaptées et de pistes d'amélioration des compétences langagières. Le futur lycée général et technologique accordera une place plus importante à la maîtrise de la langue, à la fois à l'entrée en seconde, par le biais de l'accompagnement, et au cours des épreuves terminales par la préparation et l'examen du grand oral. Enfin, il convient de rappeler qu'on observe une très forte corrélation entre maîtrise de la langue et réussite scolaire (cf https://journals.openedition.org/ries/2860 ). Or, pour les trop nombreux jeunes qui sortent du système éducatif sans diplôme, les enjeux en terme d'insertion sociale et professionnelle sont immenses, situation dont nous ne pouvons nous satisfaire.

(1) Directeur du Collectif de recherche sur la continuité des apprentissages en lecture et en écriture, Université de Sherbrooke, CANADA.

La Prévention de l'illettrisme

Les enquêtes les plus récentes, nationales (CEDRE, JDC) et internationales (PISA, PIRLS), soulignent les difficultés rencontrées par une partie importante des élèves français à maîtriser les compétences de base en littératie. Mêmes si elles suivent des protocoles différents et embrassent des publics scolaires et non scolaires, de grandes tendances se dessinent :

  • notre système éducatif ne parvient pas à outiller suffisamment tous les élèves pour manipuler correctement les différentes modalités de réception de l'écrit en lecture compréhension ;
  • les garçons sont plus souvent en difficulté de lecture que les filles (PIRLS, CEDRE, JDC)
  • les élèves plus éloignés du milieu scolaire sont également plus fragiles (cf également sur ce sujet PISA et l'analyse du CNESCO) et se retrouvent parfois en situation d'illettrisme.

Ces résultats inquiétants nous invitent à élargir le champ de réflexion à tous les langages, et à tous les domaines de la vie quotidienne, à appréhender la maîtrise de la langue dans la globalité du socle, mieux encore dans la perspective élargie de l'acquisition de compétences en littératie pour permettre aux jeunes d'acquérir à l'école des compétences mobiles, c'est-à-dire transférables, en dehors de l'école, dans toutes les situations de la vie quotidienne qui nécessitent un recours à l'écrit, et plus largement dans notre environnement où l'écrit est omniprésent.

La lutte contre l'illettrisme commence dans la classe de tous les jours, dans toutes les situations d'apprentissage, concerne toutes les disciplines de l'école maternelle au lycée professionnel, général et technologique.

La mission "maîtrise de la langue et prévention de l'illettrisme", en cohérence avec les directives nationales, suppose un pilotage interdegré relié à la maîtrise de la langue et propose des ressources en ligne :


L'académie fait enfin partie du réseau des observatoires locaux de la lecture (ROLL) et contribue à sa mesure à un certain d'actions en direction des élèves en fragilité langagière :

  • au lycée Léonard de Vinci, à Montpellier, en collaboration avec le CASNAV, nous permettons à des élèves allophones ou en grande fragilité langagière, de suivre une formation professionnalisante et de passer l'examen du DELF scolaire (diplôme d'études en langue française). Ce dispositif pilote est apprécié par ces jeunes qui progressent rapidement à la fois dans leur formation et dans l'apprentissage de la langue.
  • Pour la rentrée 2018, la mission collaborera au projet européen SIRIUS en direction des étudiants allophones et des migrants, dont la Table-ronde s'est tenue le vendredi 15 juin 2018, à l'université Paul Valéry à Montpellier.

SIRIUS est un « Réseau sur l'éducation des migrants », créé en mars 2012 sous la forme d'une association internationale à but non lucratif cofinancée par la Commission européenne. Ce réseau rassemble des acteurs clés de la migration et de l'éducation de toute l'Europe, décideurs, chercheurs, praticiens et représentants des communautés de migrants.
SIRIUS transfère les connaissances co-construites dans les différents pays par les participants aux tables-rondes afin de participer aux dynamiques politiques liées à l'éducation des jeunes générations des familles immigrées, principalement celles issues de pays non européens, mais aussi de groupes ethniques minoritaires. SIRIUS a pour objet de collecter les données et les pratiques les plus pertinentes en Europe afin d'alimenter les principaux débats sur les politiques d'éducation. Trois thèmes ont été retenus lors de cette réunion :

  • l'inclusion
  • les relations entre éducation formelle et informelle / non formelle
  • la place des langues

Après une présentation des enjeux et thèmes du réseau Sirius par Nathalie Auger, Frédéric Miquel et Florence Guiraud, membres du réseau, chacun des partenaires - associations, collectivités, inspecteurs et professeurs chercheurs - a brièvement exposé les raisons d'être et les principales actions de son organisme ainsi que sa contribution à la mise en œuvre des trois thèmes mentionnés plus haut.
Objectifs communs et méthodes de travail ont été identifiés afin de permettre la construction de propositions, leur possible organisation et développer une projection sur un an (niveau local, régional, national).

Accédez aux ressources sur la prévention de l'illettrisme

ACTEURS ET MISSIONS

La mission académique sur la maîtrise de la langue et la prévention de l'illettrisme a pour vocation de former les acteurs de l'apprentissage comme des "tuteurs de langage", non seulement qui aident leurs élèves à comprendre et acquérir les règles en usage, mais également qui les mettent en situation de produire des idées et des concepts à travers les activités langagières quotidiennes. Pour le premier degré, il s'agit également d'harmoniser l'enseignement du français dans le cadre de la polyvalence, de créer une culture commune et de faire monter en compétences tous les acteurs. Enfin, les formateurs des deux niveaux participent activement à la préparation du séminaire annuel sur la maîtrise de la langue.

Accédez aux informations concernant le séminaire

Le groupe de pilotage

Il rassemble les représentants des corps d'inspection du premier et du second degrés afin de coordonner leur action dans le cadre de la mission.

 

1er degré : GROUPES DÉPARTEMENTAUX

Le groupe du premier degré est constitué des IEN chargés de mission pour la maîtrise de la langue par les directeurs académiques. Chacun d'entre eux travaille dans le cadre des territoires avec des IEN, des conseillers pédagogiques départementaux et des maîtres formateurs qui élaborent des ressources en direction des enseignants. La particularité de ce travail est d'articuler, dans le cadre de la polyvalence, l'apprentissage de la langue française du "dire, lire, écrire", celui du français "langue d'apprentissage" dans toutes les activités de la classe et dans tous les enseignements. Les groupes départementaux visent à construire des ressources mutualisables au sein de l'académie pour tous les professeurs. Enfin, ils participent activement à la formation continue dans le premier degré et au séminaire annuel sur la maîtrise de la langue.

Aude

Le groupe départemental "Maitrise de la langue" de l'Aude est composé d'une vingtaine de personnes provenant de différentes circonscriptions du département : PE, PEMF, CPC ou CPD, PIUFM et IEN. Durant trois années scolaires, de 2013 à 2016, les réflexions ont essentiellement porté sur le développement de la production d'écrits selon trois axes :
- Les écritures approchées/négociées (ou activités d'encodage) en GS et CP, à partir des travaux de Jacques David, universitaire, présentés dans le cadre d'un séminaire national Maîtrise de la langue, en février 2013, à l'ESEN.
- Les écrits courts réguliers ou quotidiens, à produire dans toutes les disciplines, permettant notamment de renforcer ou consolider les notions/compétences essentielles ou régularités de l'étude de la langue.
- Les écrits longs dans toutes les disciplines.
Les réflexions se sont orientées ensuite sur l'accompagnement des nouveaux programmes des cycles 2 et 3 applicables à la rentrée 2016, en particulier autour des liens entre la lecture-écriture et l'étude de la langue à partir des travaux de Patrice Gourdet, universitaire, présentés dans le cadre d'un séminaire national Maîtrise de la langue, en 2016, à l'ESEN.
En 2017-18, en lien avec l'objectif "100% de réussite en CP", l'attention a été portée sur l'apprentissage de la lecture et de l'écriture en CP. Le département de l'Aude a ainsi fait le choix de former durant deux jours tous les enseignants de CP pour répondre à cet objectif ; deux sessions de formation ont été envisagées, en 2017-18 et en 2018-19.
Le groupe départemental souhaite également mener des travaux dans le domaine de la lecture compréhension.

Gard

Le groupe gardois a travaillé à la production de ressources et à la réalisation de formations autour de trois thématiques :

  • Démarche de projet : Dire, lire, écrire la poésie. Conception d'actions de formation continue : la poésie permet de générer une motivation à l'expression orale et une sensibilité à l'usage des mots. Des animations pédagogiques en lien avec Le printemps des poètes ont été programmées dans le département.
  • Lecture au cycle 3 : conception de séquences pour la classe d'une œuvre patrimoniale, La Belle et la Bête, et d'une oeuvre contemporaine, Le Royaume de Kensuké, de Morpurgo. Cette approche a pour objectif de construire le parcours de lecteur de l'élève et de travailler sur le sujet lecteur. Ce projet prévoit des aménagements et des différenciations pour enrôler tous les élèves, y compris les lecteurs les plus fragiles, dans la découverte de textes denses et complexes. Cette séquence est diffusée par le biais d'une mallette pédagogique mobile en plus des stages et animations pédagogiques réalisées par le groupe sur ce thème..
  • L'oral à l'école : un objet d'étude complexe. Constitution d'un ensemble de ressources destinées aux enseignants dans des champs complémentaires : l'oral, enjeu social pour la réussite de tous les élèves ; l'oral comme vecteur des apprentissages - articulation oral et arts / oral et EMC ; l'oral, objet d'apprentissage : comprendre le sens de la parole et identifier les conduites discursives usuelles (exposés, débats, argumentation), enjeu communicationnel et social ; apprendre à maîtriser ces différentes facettes de l'oral dans des situations de classe, mise à distance critique de sa propre production. Comme pour les autres axes, le groupe a réalisé des scénarios d'animations pédagogiques.

Hérault

Le groupe est composé de l'IEN chargée de la mission Maîtrise de la langue et Prévention de l'illettrisme et de l'IEN chargée de la mission de la mission École maternelle, d'une IEN Lettres/Histoire, de la conseillère pédagogique départementale, de conseillers pédagogiques (1 par circonscription), d'une Directrice d'école d'application -DEA-, du directeur du centre de ressources Molière de Pézenas et de deux formateurs de l'ESPÉ. Il se réunit deux fois par an.

En 2017, le groupe a produit une synthèse des programmes de français de 2015 sous forme de tableaux, pour les 3 cycles de l'école primaire.

Depuis 2012, les membres du groupe sont informés/formés chaque année sur les actualités nationales, les thèmes de travail nationaux et les thèmes du séminaire national annuel MLPI. Il a également reçu une formation sur les Ressources sur l'apprentissage des fondamentaux en lecture et écriture au CP, publiées en 2017, et sur les priorités pour renforcer les fondamentaux, avril 2018.

Le 11 avril 2018, le Da-sen de l'Hérault a organisé une Journée départementale de l'encadrement pédagogique - Présentation et appropriation des ressources ministérielles « CP 100% de réussite », au Lycée Jean Monnet - Montpellier. Tous les IEN et Conseillers pédagogiques de l'Hérault étaient invités.

Toutes ces actions de formation permettent aux conseillers pédagogiques de monter en compétences régulièrement et d'animer les stages et animations pédagogiques des circonscriptions dans lesquelles ils sont en poste, aux côtés de leurs IEN.

Lozère

Après des travaux menés sur le langage oral en cycle 1, puis sur la construction de compétences en littératie en cycle 3, la mission départementale va à présent s'attacher plus particulièrement au cycle 2 en développant la question des fondamentaux. Il va donc s'agir de dispenser, sur le territoire lozérien, une culture commune qui permettra aux enseignants de suivre au plus près, en en comprenant les enjeux, les recommandations portées par le guide de référence sur l'enseignement du lire-écrire au CP. S'acheminer chaque jour davantage vers la pleine maîtrise des attendus en lecture-écriture-compréhension, ainsi qu'honorer les trois heures hebdomadaires en étude de la langue relèveront d'une cohérence d'ensemble que la mission recherchera indéniablement".

Pyrénées orientales

Le groupe « Maîtrise de la langue » en lien avec le Comité de Pilotage des « CP / CE1 dédoublés » s'est engagé dans deux formations visant à enrichir les gestes professionnels : l'apprentissage de la lecture au CP et l'enseignement de la compréhension de l'écrit aux cycles II et III.
L'objectif commun est d'investir et d'équilibrer les différentes composantes de ces apprentissages dans la programmation, les progressions et les emplois du temps, de constituer une banque d'outils et de ressources, d'enrichir la culture didactique et les gestes professionnels des professeurs par l'observation et la mise en place de pratiques spécifiques, par le travail d'équipe et la mutualisation des pratiques, des outils et des démarches.

  • L'apprentissage de la lecture au CP : la formation repose sur cinq préoccupations essentielles : l'enseignement explicite du principe alphabétique ; le lien quotidien entre lire et écrire ; l'enseignement du vocabulaire ; la compréhension et l'acculturation ; observation des pratiques de classe (gestes professionnels, co-enseignement et/ou co-intervention, organisation matérielle, organisation des apprentissages et conception de l'emploi du temps...).
  • La formation sur l'enseignement de la compréhension repose sur quatre modules (textes narratifs ; traitement de l'inférence ; textes informatifs ; enseignement des stratégies).

Deux espaces « m@gistère » ont été créés :

Apprentissage de la lecture

Enseignement de la compréhension

2d degré : Cercles d'études

La réflexion autour des langages est animée dans le second degré par des professeurs réunis en deux cercles d'études qui travaillent tantôt parallèlement tantôt conjointement : un cercle «lettres-sciences» et un cercle dédié aux sciences humaines et aux sciences sociales.

Leurs objectifs sont les mêmes :

  • à partir de chaque culture disciplinaire, construire une culture commune autour de maîtrise de la langue, c'est-à-dire, identifier les besoins langagiers des élèves pour mieux concilier ces apprentissages avec les spécificités disciplinaires (en mathématiques, en histoire géographie, en éco-gestion, par exemple...) ;
  • concevoir des ressources qui aident les enseignants à s'emparer de la MDL dans leurs disciplines, et les diffuser à travers l'offre formation continue.

Accédez à la carte des formations

Les enjeux concernent donc enseignants et apprenants :

Pour que chaque enseignant perçoive les enjeux de la MDL dans sa discipline, il s'agit dans un premier temps d'identifier les difficultés rencontrées dans les différentes disciplines. Par exemple, dans les disciplines scientifiques, les difficultés d'apprentissages ne sont pas nécessairement corrélées aux difficultés langagières des élèves : pourtant, la complexité des concepts scientifiques nécessite leur mise en mots par les élèves pour qu'ils puissent se les approprier et les exploiter. Il s'agit d'aider les élèves à penser à l'aide de la langue et dans la langue, car c'est la langue qui structure la pensée et les connaissances. Il est donc essentiel de prendre en compte la réception et la production orales et écrites dans la philosophie du CECRL.

Ces travaux ont conduit à la conception de fiches de descripteurs destinés aussi bien aux élèves qu'à leur leurs professeurs afin et identifier échecs et réussites d'évaluer dans les productions orales ou écrites ; elles leur permettent par ailleurs de fixer des axes de progrès précis et individualisés, exploitables par exemple dans le cadre de "devoirs faits" ou en accompagnement. Ces fiches s'appuient sur quatre dominante langagière : raconter, décrire, expliquer, argumenter.

Ainsi les cercles, séparément puis conjointement, s'efforcent d'élaborer des outils d'analyse communs dont les enseignants puissent s'emparer facilement et qui visent à analyser les productions langagières dans une perspective d'investigation scientifique.

Le Cadre européen commun de référence pour les langues : apprendre, enseigner, évaluer (CECRL) est, comme son nom l'indique, un cadre de référence. Publié pour la première fois en 2001 à partir des résultats de deux décennies de recherches, il a été augmenté en 2018 d'un volume complémentaire. Le CECRL propose définit les compétences langagières selon six niveaux (de A1 à C2) en fonction de plusieurs critères : production écrite et production orale, réception-compréhension de l'écrit et de l'oral, médiation et interactions). « Il a été conçu dans l'objectif de fournir une base transparente, cohérente et aussi exhaustive que possible pour l'élaboration de programmes de langues, de lignes directrices pour les curriculums, de matériels d'enseignement et d'apprentissage, ainsi que pour l'évaluation des compétences en langues étrangères. Il est utilisé dans les 47 Etats membres du Conseil de l'Europe et en d'autres continents. » (Source Conseil de l'Europe, COE).


Un séminaire annuel sur la maîtrise de la langue et la prévention de l'illettrisme pour tous les professionnels.

Depuis la rentrée 2014, la mission a concentré ses travaux dans la perspective d'un élargissement à toutes les disciplines et, parallèlement, dans la volonté de constituer un vivier de formateurs capables d'intervenir dans les différents réseaux école-collège. Le séminaire annuel offre dans ce contexte un levier susceptible de générer d'une part des pratiques efficientes, d'autre part d'alimenter les sources d'autoformation des formateurs et des participants. La composante « prévention de l'illettrisme» demeure un axe de travail fort coordonnant les efforts des enseignants au profit des élèves de tous les lycées. Les récentes évaluations nationales et internationales sont à ce titre de précieux indicateurs qui permettent d'identifier les points de fragilité.

Les thèmes abordés sont les suivants :

  • Décembre 2014 : La lecture : mise en relation du sujet avec le monde
  • Décembre 2015 : Écrire en mots, écrire en image
  • Décembre 2016 : Questions d'oral, l'oral en question(s)
  • Janvier 2018 : Lecture de documents composites : du papier à l'écran

Les ressources rassemblées lors de ces séminaires sont consultables sur le parcours m@gistère du séminaire par tous les professionnels de l'éducation de l'académie de Montpellier :

Accédez au parcours

Gros plan sur le séminaire 2017-18

Le quatrième séminaire académique s'est tenu au lycée Mendès-France, à Montpellier, les 15 et 16 janvier 2018. Nous y avons invité quatre élèves du collège Diderot de Nîmes, accompagnés de leur professeur d'arts-plastiques, dont les travaux ont permis de réaliser l'affiche officielle du séminaire. Le thème abordé « les documents composites : du papier à l'écran » s'est révélé un excellent dénominateur commun des difficultés langagières liées à la multiplicité des documents pédagogiques utilisés quotidiennement par les professeurs de toutes les disciplines, dans le premier et le second degrés. Le thème retenu a donné lieu à quatre conférences combinant les éclairages sociolinguistiques (Bautier), psychologiques (Rouet), didactiques (Schneider, Soulé). Une quinzaine d'ateliers ont accueilli les 120 participants inscrits au séminaire. M. Roura, de la DSI, a procédé à la captation de ces conférences et réalisé un reportage sur les ateliers.

Le séminaire 2018-2019 :

La problématique retenue pour ce cinquième rendez-vous sera de réfléchir aux conditions d'exploitation des ressources capitalisées depuis quatre ans (conférences, compte-rendus d'ateliers, travaux des groupes départementaux), de manière à mettre en cohérence les connaissances dans les différents domaines abordés. Le cinquième séminaire devra répondre à ce double enjeu :

  • Elaborer des situations pédagogiques tressant le dire, lire, écrire dans toutes les disciplines.
  • Constituer des plans d'action et de formation afin d'introduire dans tous les bassins de formation continue le concept de « littératie » et déployer des formations MDLPI sur tout le territoire académique.
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Cartographie des DSDEN de l'académie

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