Scolarisation des élèves à besoins éducatifs particuliers

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Les difficultés spécifiques des EIP dans le champ de leur scolarité

Les EIP en difficulté scolaire sont des enfants comme les autres avec des particularités, des aptitudes et des caractéristiques en rapport avec leur mode de fonctionnement intellectuel et affectif.

I.   Quelques repères

(pour partie extraits du Rapport  sur la scolarisation des élèves intellectuellement précoces. J-P Delaubier, IGEN . Janvier 2002 )
Il est rappelé la très grande diversité de ces élèves et l’impossibilité d’établir un profil commun ; toutefois ces enfants sont susceptibles de rencontrer des difficultés de trois types qui apparaissent comme des constantes repérées dans les cas d’EIP en échec scolaire:

a)    Des difficultés liées à l’écart entre :


> les aptitudes fortes qu’ils révèlent dans certains champs d’activité intellectuelle :

- lecture
- richesse du vocabulaire
- langue orale
- association d’idées
- mémoire
- rapidité dans le travail

et

> leur moindre aisance, et même leurs manques, dans d’autres domaines :

- écriture

- présentation des travaux

- savoir-faire pratiques

- organisation du travail

- maîtrise des gestes et des émotions

- activités physiques

- relation aux autres....

b)    Difficulté à s’adapter aux situations scolaires

... qui cause ennui, rêverie, agitation....

Les raisons possibles de cette difficulté :

faible intérêt pour une partie des activités soit parce qu’ils ont déjà les connaissances ou les compétences ; soit parce qu’elles ne répondent pas à leur besoin d’apprentissage soit parce qu’elles touchent à des domaines dans lesquels ils ont de réelles difficultés et qu’ils ont désinvestis (orthographe, écriture, éducation physique ...).

l’importance d’acquérir une méthode ne sera ressentie par l’élève intellectuellement précoce que s’il est face à une tâche complexe et non dans la répétition.

la solution leur apparaît souvent de manière intuitive sans qu’ils identifient le processus qui les y conduit ; de la sorte ils n’acquièrent ni sens de l’effort ni méthode de travail .

des difficultés à se plier aux contraintes de la vie scolaire (attendre les autres...) et aux démarches d’apprentissage (adopter une méthode, analyser des données, respecter des étapes...).

retrait et désinvestissement entraînent des résultats décevants, des appréciations négatives que ces enfants hypersensibles vivent douloureusement au point d’entrer dans une spirale d’échec.

c)    Des difficultés personnelles sans lien avec la précocité


Les EIP sont des enfants comme les autres avec des potentialités révélées par un test de QI. Ils sont, comme les autres, engagés dans une histoire affective et sociale, ils peuvent, comme les autres, avoir des maladies et des handicaps. À ce titre ils doivent être pris en charge tels des êtres complexes et uniques qui rencontrent des difficultés, et qui, parmi leurs particularités, ont un QI élevé.

II.    Situations fréquemment signalées par les familles et les enseignants lorsqu’il y a difficultés, échec scolaire, souffrance.

  • un enfant éveillé dans son contexte familial et qui, élève, dit s’ennuyer en classe
  • un enfant passionné par des sujets originaux et qui en classe est éteint
  • un élève peu ou pas intégré, isolé, exclu du groupe
  • fulgurance et pertinence de certaines réponses contrastent avec des résultats décevants
  • une attention permanente à des détails dans le fonctionnement de la classe mais des travaux très synthétiques, voire bâclés
  • un esprit critique très développé, un sens de l’observation aiguisé mais en classe on note de l’inattention, un déficit de concentration...

III.    La démarche diagnostique dans le cadre scolaire

  • La démarche diagnostique suppose le repérage par l’école et/ou la famille d’un certain nombre d’indices convergents.
  • La vigilance des enseignants s’exerce dans le quotidien de la classe, notamment par une évaluation régulière des acquis et par l’observation des comportements des élèves en difficulté.
  • Le dialogue avec les parents s’impose très rapidement dès que le(s) professeur(s) ont un doute et/ou dès que la famille a un doute sur l’origine de ces difficultés, dès lors que l’on observe un décalage important entre la perception qu’ont de l’élève ses professeurs et la perception que sa famille a de cet enfant. Ce décalage doit interroger tout comme le décalage perçu par les professeurs entre les capacités ressenties de l’élève et ses performances réelles.
  • Le diagnostic de précocité sera posé par un bilan psychologique réalisé par un professionnel, bilan qui sera associé ou non à des éléments médicaux.
  • Dans le cadre de l’école, il appartiendra ensuite aux équipes d’aménager le parcours de ces élèves en tenant compte de leurs besoins et de leur mode de fonctionnement.
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Cartographie des DSDEN de l'académie

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