Priorité nationale, l'éducation est le premier budget de l'État avec plus de 60 milliards d'euros. C'est aussi le premier employeur de France, qui compte près d'un million de fonctionnaires. Comment, dans ces conditions, le ministère chargé de l'éducation nationale ne participerait-il pas à l'effort collectif de maîtrise des dépenses publiques visée par la loi de finances pour 2011 ? Cela se traduit par le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite dans la fonction publique. Mais rappelons que la moitié des économies réalisées sont consacrées à la revalorisation du métier d’enseignant, que ce schéma d’emploi s’accompagne de la mise en œuvre de projets pédagogiques innovants au service de la réussite de chacun de nos élèves.
La répartition des emplois est adaptée aux spécificités académiques. Un dialogue engagé entre l’administration centrale et les services académiques a permis de se rapprocher au plus près de la réalité du terrain. Dans l’académie de Montpellier, cette diminution des effectifs correspond à 233 postes pour l’année 2011.
Spécificités de l’académie de Montpellier
Dans l’académie de Montpellier, les postes non remplacés se répartissent de la façon suivante :
Le choix des postes non remplacés tient compte de la situation démographique de l’académie de Montpellier, mais aussi de sa situation territoriale (urbaine, rurale, contrastée, d’outre-mer, etc.) et de sa situation sociale (taux de chômage, taux de RMI, etc.). La gestion prévisionnelle des emplois a également été prise en compte, c’est-à-dire le nombre de départs à la retraite, sorties provisoires, etc.
Mise en application du dispositif au niveau national
En 2011, le ministère de l’éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative poursuit la politique nationale, entamée en 2007, de non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. Ce dispositif s’inscrit dans le cadre de la loi des finances publiques 2011-2013.
Un objectif : contribuer à la maîtrise des dépenses publiques de l'État
La mesure de non remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite vise la maîtrise des dépenses publiques à long terme, conformément à l'engagement politique pris par le Président de la République en 2007. Tous les ministères sont concernés par cet effort national, dont la nécessité est renforcée par la crise économique internationale. Les autres pays européens se mobilisent également et certains sont amenés à prendre des mesures drastiques.
Le ministère de l'éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative est un acteur de poids du service public. L'éducation est une priorité nationale qui représente le premier budget de l'État (60,5 milliards d'euros : un quart du budget de l'État). Ce budget permet au ministère de poursuivre son action éducative en faveur de la réussite de chaque élève, avec une dépense moyenne de 8 000 euros par élève. C'est aussi le premier employeur de France, avec près d'un million de fonctionnaires. Le ministère chargé de l'éducation nationale prend part à l'effort collectif de maîtrise de la dépense publique en 2011 par le non-remplacement de 16 000 emplois dans l'éducation nationale. Cette mesure concerne 16 000 personnes au sein de l’éducation nationale, ce qui ne signifie pas 16 000 classes. Ces emplois représentent 10 400 postes, en raison des personnels en surnombre. De plus, un certain nombre de ces postes correspondent à des activités qui ne relèvent pas de l’enseignement devant les élèves.
La moitié des économies réalisées grâce à cette mesure sont consacrées à la revalorisation du métier d'enseignant.
Répartition de la diminution des effectifs pour 2011
La diminution des effectifs pour 2011 se répartit de la façon suivante :
* 8 967 personnels enseignants du premier degré soit 3 367 postes
* 4 800 postes de personnels enseignants du second degré
* 600 emplois de personnels administratifs
* 1 533 emplois dans l’enseignement privé (après amendement parlementaire)
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