(Les 3 premiers peuvent être menés à l’occasion des visites d’inspections. Le dernier dans le cadre de réunions ad hoc).
- pour apporter des éléments de réponses à des questions précises que nous nous posons ou qui nous sont posées par le recteur ou les DSDEN.
- questions ciblées dont l’objet évoluera au fur et à mesure de l’année scolaire, et qui pourraient être différentes selon les établissements visités, et selon les territoires.
- recensement des questions qui se posent par les acteurs, dans les établissements.
- pour identifier la nature de leurs engagements, de leurs relations avec les intervenants, les obstacles rencontrés, les réponses apportées.
- pour impulser, nourrir, guider leur réflexion sur la question de l’articulation entre le travail en classe et le travail personnel en dehors de la classe
- pour repérer les enseignants qui pourraient apparaître comme personnes-ressources dans et au delà l’établissement
- Pour établir une typologie des interventions
- Pour apprécier leur degré de pertinence au regard des publics et des apprentissages sollicités
- Pour conseiller les intervenants et identifier les besoins de formation
- pour aider les établissements à poser les premiers diagnostics et opérer les premières régulations
- pour centrer la réflexion sur le thème de la prise en charge des élèves les plus fragiles et la cohérence des différentes modalités d’aide qui leur sont offertes
- pour orienter les politiques d’établissement vers une meilleure articulation entre les différents volets de l’accompagnement éducatif
- Pour contribuer au développement d’une culture commune académique
- Pour aider à la prise de décisions en appui sur notre connaissance partagée du dossier.
1. L’accompagnement n’est pas seulement une affaire de technique d’intervention ; c’est aussi et surtout une question de posture pédagogique.
2. Ce n’est pas une relation frontale, ex cathedra, de face à face, mais une relation « du côte à côte et du coude à coude ». L’accompagnement doit être mené dans un climat de bienveillance et d’exigence.
3. Faire ses devoirs et apprendre ses leçons, relève de compétences méthodologiques qui ne sont pas universelles. Les procédures efficaces et efficientes peuvent différer selon les disciplines, et les apprenants. Apprendre une poésie n’est pas apprendre sa leçon de géographie.
4. Si le travail personnel est un passage obligé vers l’autonomie, son accompagnement ne doit pas conduire à la dépendance. L’accompagnement pose la question de la gradation de l’aide, de son dosage et de sa forme. Il s’agit d’inscrire ces interventions dans une logique saine de l’aide qui suppose au départ de la dépendance. « Je t’ai accompagné jusqu’ici mais maintenant tu dois pouvoir le faire seul. ».
5. Alors qu’en cours, les élèves doivent rester concentrés si ce n’est attentifs pour comprendre, en dehors du cours, ils doivent réfléchir, réviser, retenir, en recourant à des procédures spontanées qui ne sont pas toutes efficientes. Il y a lieu d’instaurer un dialogue pédagogique entre les élèves, entre les élèves et leur professeur pour mettre à jour ces stratégies très souvent implicites.
6. Un effort important doit être réalisé quant à la précision de l’énoncé des consignes qui définissent le travail personnel prescrit. L’incompréhension des consignes est un facteur important d’échec scolaire. Etre un bon lecteur de consignes est nécessaire, être un bon énonciateur de consignes est décisif.
7. Le travail personnel prescrit ne peut pas être le même pour tous s’il est censé participer au processus d’apprentissage.
8. Autant à l’école, la charge est contrôlée par le maître, autant au collège, elle ne l’est pas collectivement.
9. Chaque volet de l’accompagnement éducatif doit être un espace où l’élève doit pouvoir développer, ou retrouver de l’estime de soi.
10. Les établissements doivent placer au cœur de leur projet, une dynamique des aides pour les élèves les plus fragiles, articulant les trois domaines.