Éducation à la défense

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Colloque 2017 du trinôme académique
Actualités Éducation à la défense  - 15/03/2017

« Les enjeux de la Sécurité Nationale »

Chaque année, le colloque du trinôme académique défense de Montpellier est consacré à une thématique rattachée à une actualité qui nécessite une réflexion collective et citoyenne.

Le trinôme académique avait choisi cette année de se pencher sur « Les enjeux de la Sécurité Nationale ». Après les événements dramatiques de l’année 2016, la montée des tensions dans le monde et l’importance que prennent les préoccupations sécuritaires dans le contexte des élections présidentielle et législative à venir, la question des enjeux de la sécurité nationale s’était imposée. Introduit par Madame Armande LE PELLEC MULLER, recteur de la région académique Occitanie, Recteur de l’Académie de Montpellier, Chancelier des Universités, le colloque du trinôme académique a privilégié une réflexion qui aborde de nombreux aspects de la sécurité nationale, dans un double objectif de clarification et de contextualisation des enjeux.

 Les intervenants

 SOMMAIRE



« Les enjeux de la Sécurité Nationale »

15 mars 2017

Programme de la journée :

Télécharger le programme de la journée

Dessin de Séraphine Roustan

Khâgne AL Lycée Daudet – Nîmes

Ouverture du colloque

Armande LE PELLEC MULLER

Recteur de la région académique Occitanie, Recteur de l’Académie de Montpellier, Chancelier des Universités.

Écouter l'allocution de Madame le Recteur (mp3 - 16Mo)

          

 

 

Présentation de l'action du trinôme académique et de la journée

Danielle LE PRADO-MADAULE

IA-IPR d’histoire et géographie, déléguée académique aux relations Éducation nationale, Défense nationale, IHEDN (DAREDI), référent académique Mémoire et citoyenneté.

Ecouter la présentation de Danielle Le Prado-Madaule, du Général Pierre DOLO, Président de l'Association régionale des auditeurs de l'IHEDN et du colonel Tarek Chaar DMD34 (mp3 - 3,6Mo)

       

                             

« État des lieux et enjeu de la politique de défense »

Général Jacques DE LAPASSE

Général adjoint engagement à l’officier général de la zone de défense et de sécurité sud.


Le général Jacques de Lapasse est officier de la Légion d'Honneur, officier de l'Ordre national du Mérite, croix de la valeur militaire avec étoile de bronze.

Depuis 2016, il est général adjoint engagements à l'officier général de zone de défense et de sécurité Sud.


Télécharger la présentation du général De Lapasse (pdf)

Ecouter le général De Lapasse (mp3 - 30Mo)

Ecouter les questions posées au général De Lapasse (mp3 - 2Mo)

 

          

 

« Le rôle de la gendarmerie dans la sécurité intérieure »

Général Jean Philippe LECOUFFE

Commandant adjoint de la Région Occitanie.

Le général Jean-Philippe Lecouffe est officier de la Légion d'Honneur, Officier de l'Ordre national du Mérite, médaillé de la Défense nationale – échelon argent, médaillé de la Commémorative française – agrafe Afghanistan.

Depuis 2015 il est commandant adjoint de la région de gendarmerie d’Occitanie et commandant du groupement de gendarmerie départementale de l'Hérault.

Pour visionner le clip vidéo présenté par le général Lecouffe : CLIQUEZ ICI

Ecouter le général Lecouffe (mp3 - 34Mo)

Ecouter les questions posées au général Lecouffe (mp3 - 9Mo)

 

          

  

 

« La sûreté du royaume, XVIIe et XVIIIe siècles »

Olivier CHALINE

Professeur d’histoire moderne à l’université Paris-IV Sorbonne.

Professeur d’histoire moderne à l’université Paris-IV Sorbonne depuis 2001, Olivier Chaline est un ancien élève de l’ENS (Ulm). Il y a enseigné en qualité de maître de conférences de 1995 à 1999 avant d’être professeur d’histoire moderne à l’université de Haute-Bretagne Rennes 2, de 1999 à 2001.

Il est également directeur du Laboratoire d’histoire et d’archéologie maritimes (FED 4124). La FED 4124 est associée au Musée National de la Marine, à l’École navale et au Groupe de Recherche en Archéologie Navale. Elle est la seule structure fédérative en histoire maritime.

Olivier Chaline est un spécialiste de l’histoire de l’Europe centrale et de l’histoire de la Marine. Il est avant tout un des grands spécialistes de l’histoire du fait guerrier et du fait militaire pour la période moderne.

 
Que veulent les monarques français ? Un territoire qui ne soit pas
envahi ; des sujets qui obéissent, chacun à leur rang, et ne traitent pas avec les étrangers ; des contribuables qui payent et donnent au roi les moyens de sa politique. Réaliser cette triple ambition, c’est être le maître chez soi, mais en France encore au début du XVIIe siècle, cela n’allait
pas de soi, tant les frontières étaient faciles à forcer et les sujets portés à chercher un appui au dehors. Établir la sûreté du royaume fut une tâche de longue haleine.
 
Olivier Chaline
 

Télécharger les documents utilisés par Olivier Chaline

Ecouter Olivier Chaline (mp3 - 30Mo)

Ecouter la question posée à Olivier Chaline (mp3 - 1,3Mo)

 

         

  

 

« L’ennemi intérieur dans la pensée militaire française (1945-1960) »

Marie Catherine VILLATOUX

Membre titulaire de l’Académie de l’Air et de l’Espace (Toulouse), enseignant-chercheur (histoire et sociologie militaire) au Centre de recherche de l’armée de l’air (CReA).


Marie-Catherine Villatoux, professeur agrégé, docteur en histoire et membre titulaire de l’Académie de l’Air et de l’Espace (Toulouse), fut pendant 23 ans enseignant-chercheur au Service historique de l’armée de l’Air (SHAA) puis de la Défense (SHD/chef du Bureau Air) avant de rejoindre le Centre de recherche de l’armée de l’air (CReA) en septembre 2016. Professeur associée aux écoles de Saint-Cyr Coëtquidan entre 2000 et 2013, elle a également assuré des cours au Centre d’enseignement et d’études du renseignement de l’armée de Terre (CEERAT) ainsi qu’au Centre d’études stratégiques aérospatiales (CESA) et continue d’encadrer des mémoires de stagiaires de l’École de Guerre. Elle est l’auteur de plus d’une centaine d’articles, études et communications sur l’histoire de l’aéronautique militaire et du renseignement.

 
« A l’issue de la Seconde Guerre mondiale, la pensée militaire française se nourrit de l’expérience du drame de 1940 qui apparaît, aux yeux de beaucoup de responsables, comme un référent privilégié pour décrypter les premières tensions nées de la guerre froide et marquées par la crainte obsessionnelle d’une Cinquième Colonne communiste en métropole. Ce discours sur l’ennemi intérieur s’étaye à la faveur de l’expérience de la guerre d’Indochine pour se muer en une véritable doctrine géopolitique et géostratégique – celle de la « guerre révolutionnaire » et « subversive » – à l’échelle mondiale. Relayé par une partie du   personnel politique, ce discours connaît une diffusion sans précédent avec la guerre d’Algérie  et ses multiples convulsions. »
 
Marie-Catherine Villatoux
 

Télécharger la présentation de Marie-Catherine Villatoux

Ecouter Marie-Catherine Villatoux (mp3 - 37Mo)

Télécharger le texte de son intervention (pdf - 180Ko)

Ecouter la question posée à Marie-Catherine Villatoux (mp3 - 1,4Mo)

 

 

 

  

 

« Pour une approche historique du terrorisme » 

Jenny RAFLIK-GRENOUILLEAU

Maître de conférence en histoire contemporaine, membre du CICC (Civilisations et identités culturelles comparées des sociétés européennes et occidentales), centre de recherche de l’Université de Cergy-Pontoise.

 

Étudier le terrorisme sur le temps long pose d’emblée le problème de la définition du sujet d’étude. Le mot est apparu au XVIIIe siècle pour désigner, dans la bouche de ses détracteurs, la politique menée par Robespierre, donc, un mode de gouvernement. Ce n’est qu’au cours du XIXe qu’il a été utilisé pour désigner au contraire des violences tournées contre l’État. Cela n’empêche pas des définitions très différentes de coexister depuis lors, car  aujourd’hui encore, il n’y a pas de définition juridique universelle du terrorisme. Non seulement il n’y en a pas, mais ça a même été un enjeu clef des relations internationales depuis le XIXème siècle. De la première conférence internationale organisée contre le terrorisme en 1898, à la Société des Nations puis l’Organisation des Nations Unies, toutes les tentatives de définition du terrorisme se sont soldées par des échecs, des compromis, et, le plus souvent, l’élaboration de « listes » : listes de terroristes, d’actes terroristes, d’organisations terroristes, etc.

            Malgré la difficulté à définir le sujet d’étude, de grandes vagues de terrorisme peuvent être identifiées, de façon relativement consensuelle, depuis le XIXème siècle. Une première période de forte activité terroriste correspond à la « propagande par le fait » des anarchistes à la fin du XIXème siècle. Un terrorisme ethno-nationaliste virulent se développe dans les territoires de l’Empire Ottoman et les Balkans avant la première guerre mondiale, et perdure ensuite alimenté par la revendication de la révision des Traités de Paix. Une forte activité terroriste marque la période de la Guerre froide, avec un scenario très particulier : le syncrétisme entre des organisations de nature très différentes sur fond d’opposition entre les deux blocs (Action Directe, Bande à Baader, ETA, IRA, mouvements palestiniens, etc.). Depuis la fin de la guerre soviétique en Afghanistan, enfin, s’est développé le terrorisme islamiste. Mais la répartition géographique de cette « activité terroriste » évolue. D’abord très localisée en Europe, elle tend à « glisser » depuis quelques décennies vers le Moyen-Orient et l’Afrique. Elle tend également à gagner en intensité.

            L’étude des graphiques mondiaux et régionaux de l’activité terroriste montre surtout le décalage constant entre la médiatisation du phénomène et sa réalité. Ce décalage s’observe aussi dans la diffusion de nombreux clichés autour de la figure du terroriste. Or, les très nombreuses études portant sur le profil des terroristes ne permet qu’une seule conclusion : il n’y a pas de portrait type d’individus destinés à sombrer dans la violence terroriste. La réalité du phénomène et de ses acteurs est très complexe, et demande à être analysée au cas par cas, sans généralisation forcément caricaturale et fausse.

 

Télécharger l'intervention complète

 

Cliquez ici pour vous rendre sur la page de notre site consacrée à Jenny RAFLIK-GRENOUILLEAU


« Les apports de la pharmacie centrale des armées face au risque terroriste NRBC »

Général Pascal FAVARO

Pharmacien chef des services, Direction centrale du service de santé des armées, Division performance synthèse, officier général « performance ».

Pharmacien chef des services, Pascal Favaro est officier général « performance » à la division « performance synthèse » de la direction centrale du service de santé des armées à Paris (Ballard), depuis septembre 2016.

Il est chevalier dans l’Ordre national de la Légion d’Honneur, chevalier dans l’Ordre national du Mérite et a reçu la Croix du combattant.

 
 
La pharmacie centrale des armées

La pharmacie centrale des armées (PCA) a pour mission de produire des médicaments répondant à des besoins spécifiques des armées en l’absence de spécialités pharmaceutiques disponibles ou adaptées sur le marché civil. Cela concerne notamment les antidotes des agents du risque « nucléaire radiologique biologique et chimique » (NRBC) dont la menace est une préoccupation historique des militaires sur le champ de bataille.

Ce risque concerne maintenant également le secteur civil en raison de l’apparition d’une importante menace terroriste sur le territoire national. 

La spécificité des productions de la PCA pour le monde militaire disparaît donc aujourd’hui et celles-ci s’inscrivent désormais comme un complément dans l’arsenal médicamenteux pour des besoins civils en cas de crise.

 

Télécharger la présentation du général Pascal Favaro

Ecouter le général Favaro (mp3 - 24,5Mo)

Ecouter les questions posées au général Favaro (mp3 - 5,6Mo)

 

          

  

  

« Cyberguerre, aboutissement de la guerre totale : la France est-elle prête ?  »

Bernard LAVAL

Responsable de formation École sécurité environnement qualité (ESEQ) à l’Université de
Montpellier 1.


Bernard Laval est responsable des études à l’École Sécurité Qualité  et Environnement (ESEQ) de l’UFR de Droit de l’université de Montpellier.

Ancien officier de carrière (Arme blindée Cavalerie), Bernard Laval a été en responsabilités opérationnelles de 1975 à 1990, puis instructeur des lieutenants à l’École d’application de l’Arme blindée Cavalerie à Saumur avant d’intégrer un service de renseignements et de sécurité de la Défense. Conseiller sécurité au cabinet du ministre de la Défense, il a été en OPEX en qualité de spécialiste de la contre-ingérence

 
 
Sommes nous réellement protégés ?

 « A partir de la définition de la loi de programmation sur la stratégie de la sécurité nationale, quelles sont les différentes formes que les menaces issues d'internet peuvent revêtir en 2017 ?

Dans quels secteurs peuvent-elles s'appliquer et quelles pourraient en être les conséquences sur la sécurité de notre pays ?

Quel est l'état actuel des mesures prises par la France ? Sommes-nous réellement protégés ? »

 

Télécharger la présentation de Bernard Laval

Visionner : "Comment la NSA vous espionne expliqué en patates"

Ecouter Bernard Laval (mp3 - 37,7Mo)

Ecouter les questions posées à Bernard Laval (mp3 - 4,4Mo)

 

 

 

« Les enjeux économiques de la sécurité »

Jacques ABEN

Professeur Émérite à l'Université de Montpellier, Conseiller académique honoraire de l'École de l'Air.

Jacques Aben est professeur émérite de sciences économiques à l’université de Montpellier

Il est également :

          - Officier de la Légion d’honneur

          - Doyen honoraire de l’École de l’air

          - Commissaire en chef de 1ère classe des armées (h)

          - Président d’honneur de l’association des auditeurs de l’IHEDN du Languedoc-Roussillon

          - Auditeur du Centre des hautes études de l’armement

et

          - Chercheur associé à l’équipe CRISES EA4424 - https://crises.upv.univ-montp3.fr

 

« La sécurité n’a pas de prix mais la défense a un coût. Il est d’autant plus élevé que les forces armées sont plus engagées dans des opérations de maintien ou d’imposition de la paix.

La première question à se poser est celle d’une définition de l’effort de défense, alors que les divers organismes qui publient des statistiques sur
ce sujet ne sont pas tout à fait d’accord entre eux.

La seconde, sans doute plus importante, est celle de la soutenabilité d’un effort de défense donné, sachant qu’il implique soit un effort fiscal, soit un effet d’éviction sur d’autres dépenses publiques. »

 
Jacques Aben
 

Télécharger le diaporama de Jacques Aben

Ecouter Jacques Aben (mp3 - 33,7Mo)

Ecouter les questions posées à Jacques Aben (mp3 - 7,3Mo)

 


          


Diaporama

 

Photos de la journée, par Fabienne Sala

Colloque 2017 du trinôme académiqe de Défense

Pour télécharger des photos, suivre ce lien : https://flic.kr/s/aHskRwGDwi

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Cartographie des DSDEN de l'académie

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