Accompagner l’appropriation de la plateforme immersion « CAP’SUP »

CAPSUP

Accès à l'enregistrement du webinaire organisé le mardi 26 mai 2026 de 11h30 à 12h15 dans le cadre du Mois Académique de l'Innovation 2026 de la CARDIE Montpellier.

Innover... pour l’orientation des élèves. 

Dans le cadre du Mois Académique de l’Innovation 2026, un webinaire a été dédié à l’accompagnement de l’orientation et des immersions dans l’enseignement supérieur. Intitulé « Accompagner l’appropriation de la plateforme immersion CAP’SUP », cet événement s’est adressé à tous les acteurs éducatifs intéressés par les enjeux de l’orientation et l’intégration des outils numériques innovants. Il a été proposé en lien avec le Campus de l'innovation dans le cadre de l'appel à contribution autour de l'orientation. 

Enregistrement disponible

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CAP'SUP, c'est quoi ?

CAP'SUP, c'est la possibilité pour les lycéens de l'académie de Montpellier de s'immerger une journée ou une demi-journée dans une ou plusieurs formations proposées par les universités, les classes prépa, les BTS, les grandes écoles, pour se projeter, préparer et approfondir leurs choix d'orientation post-bac. L'inscription sur la plateforme CAP'SUP donne l'occasion de rencontrer des enseignants du supérieur, d'échanger avec des étudiants et de partager des temps d'enseignement afin de vérifier son projet de poursuite d'études en fonction de sa motivation et de ses aspirations.

L'académie de Montpellier a déployé CAP'SUP comme outil dédié aux lycéens pour des immersions dans les formations post-bac. Accessible depuis la brique « M'orienter » de l'ENT, les élèves peuvent s'inscrire en toute autonomie sur des offres d'immersion dans l'enseignement supérieur, sur de nombreux sites : Montpellier, Nîmes, Béziers, Perpignan, Mende. La promesse est claire : un lycéen qui hésite entre médecine et droit, entre un IUT et une prépa, peut aller passer une journée dans la formation qui l'attire et se faire une idée concrète avant de candidater sur Parcoursup.

Un outil qui peine à décoller

Le problème est connu et documenté : les outils numériques d'orientation existent, mais les élèves ne les utilisent pas. Les chiffres du projet CAP'SUP le confirment sans ambiguïté. Sur l'année scolaire 2024-2025, 87 781 élèves scolarisés dans un établissement de l'ancienne région Languedoc-Roussillon disposaient d'un accès à CAP'SUP. Parmi eux, seuls 2 075 se sont connectés au moins une fois à la plateforme, soit moins de 3 % du public cible. L'écart entre le potentiel du dispositif et son usage réel est considérable.

Ce constat n'est pas propre à CAP'SUP. Il illustre un phénomène bien documenté en sciences de l'éducation et en design de services numériques : l'existence d'un outil ne suffit pas à en garantir l'appropriation. Une campagne d'information par mail ou affiche peut informer sans convaincre, et informer sans accompagner ne fait pas changer les usages. La question posée par le projet n'est donc pas seulement technique ; elle est pédagogique et organisationnelle.

Un protocole fondé sur les acteurs de confiance

La réponse proposée par l'équipe de la DRAIO repose sur une idée simple mais efficace : plutôt que de continuer à communiquer de façon désincarnée — mails institutionnels, affiches, pages de site —, mieux vaut mobiliser les personnes en qui les lycéens ont confiance. Trois acteurs ont ainsi été identifiés comme vecteurs du message : les professeurs principaux, les parents et les délégués de classe. Chacun s'est vu confier une partie spécifique de la démarche.

Le message a été découpé en trois volets complémentaires : expliquer les bénéfices concrets de l'immersion pour l'orientation et le rôle de CAP'SUP ; montrer comment manipuler la plateforme concrètement ; et préparer la logistique du déplacement vers le site d'immersion. En distribuant ces missions entre trois interlocuteurs familiers de l'élève, le projet cherche à créer une chaîne de relais où chaque maillon renforce la crédibilité du suivant.

Ce choix de design est cohérent avec ce que l'on sait des processus de décision en orientation. Un lycéen qui entend parler d'une immersion par son professeur principal, puis en reçoit la confirmation de ses parents, et enfin voit son délégué de classe lui en expliquer le fonctionnement pratique, n'est plus face à un message institutionnel abstrait. Il est face à un parcours balisé par des personnes qui le connaissent.

Ce que le webinaire a exploré

Au-delà du protocole lui-même, le webinaire du 26 mai 2026 a abordé une question plus large : comment évaluer l'efficacité d'une démarche d'insertion d'une nouvelle plateforme numérique ? La mesure du taux de connexion est un indicateur, mais il ne dit pas grand-chose de ce que les élèves ont réellement tiré de l'expérience. Le projet CAP'SUP s'intéresse également aux externalités positives du recours au dispositif d'immersion sur le sentiment d'efficacité personnelle lors des prises de décision relatives à l'orientation. Autrement dit : est-ce qu'un élève qui a fait une immersion se sent mieux armé pour choisir sa voie ? La question mérite d'être posée avec rigueur.

Le MAI 2026, placé sous le thème « Innover... collectivement ! », invite les équipes et collectifs accompagnés par la CARDIE à partager leurs dynamiques sous la forme de leur choix, dans un esprit d'ouverture et d'échange. Le projet CAP'SUP s'inscrit pleinement dans cet esprit : il ne s'agit pas de présenter une réussite clés en main, mais de partager une démarche en cours, avec ses hypothèses, ses premiers résultats et ses questions ouvertes.

 

CAP SUP ? Présentation en MAI 2025 de la plateforme d’immersion dans le supérieur

Webinaire réalisé dans le cadre du MAI 2025, le Mois Académique de l'Innovation proposé par la CARDIE de Montpellier suite à une rencontre avec les élèves élus au CAVL qui ont exprimé le besoin d'avoir accès à des précisions et des témoignages sur la plateforme innovante CAPSUP.

Webinaire à plusieurs voix, animé le 28 mai 2025 par Sophie SALVADORI, responsable d'accompagnement pédagogique, DT ONISEP Occitanie. Avec :

➡ Béatrice Rose, cheffe de projet continuum -3/+3 de la DRAIO,

➡ Aline Cruz, cheffe de service BAIO de l’UPVD de Perpignan

➡ Nasrine DERAMCHIA, élève au lycée Picasso

Introduction et conclusion Laurence Grandet, IEN ET, CARDIE.

En savoir plus sur CAPSUD sur Accolad et sur le site académique.

Mise à jour : juin 2026